Revue de presse

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Septembre 2019

Pourquoi le statut des pompiers volontaires est en danger à cause d’une directive européenne

Le statut des pompiers bénévoles pourrait être remis en cause après un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne sur la question du temps de repos de 11?h, ce qui est impossible à tenir dans leur cas. Pour Anne Sander, eurodéputée, il est urgent de légiférer au niveau européen pour que cette directive ne concerne plus ni les sapeurs-pompiers, ni tous les bénévoles associatifs.

L’eurodéputée Anne Sander (LR - PPE) intervient jeudi 19 septembre en plénière au Parlement européen à Strasbourg lors d’un débat sur le statut des pompiers volontaires. Ce dernier est actuellement menacé par la possible application extensive de la directive européenne sur le temps de travail de 2008.

Du fait des obligations que fixe la directive en termes de périodes de repos et de travail, mais aussi de congés, elle rendrait incompatible l’exercice de l’activité de pompiers volontaires avec un emploi salarié.

Pour Anne Sander,eurodéputée LR - PPE, il faut préserver le modèle actuel et le rôle crucial des pompiers volontaires. Entretien.

Quel est le problème avec cette directive sur le temps de travail??

Aujourd’hui, ce texte européen sur le temps de travail hebdomadaire impose de ne pas travailler plus de 48 heures par semaine et qu’il y ait un repos obligatoire quotidien de 11?h pour tous les salariés dans l’Union européenne.

De leur côté, les sapeurs-pompiers volontaires sont des gens qui ont un travail et qui se rendent disponibles en dehors pour exercer des missions de sapeurs pompiers. Or, dans ce cadre-là, ils ne respectent pas le repos quotidien des 11?h. Jusque-là, il n’y avait pas de problème, puisque c’était du volontariat et non une activité professionnelle.

Qu’est-ce qui a changé depuis l’année dernière??
Il y a eu un problème avec un sapeur-pompier belge qui a fait un recours devant la Cour de Justice de l’Union européenne. Fin 2018, celle-ci a qualifié son temps d’astreinte comme un temps de travail. S’il y a d’autres recours devant les tribunaux nationaux fondés sur cette jurisprudence, cela risque de mettre à mal ce statut de pompier volontaire en France car ils ne pourraient plus cumuler temps de travail et bénévolat en tant que pompier.

Les Allemands, les Autrichiens et les Néerlandais sont aussi concernés. Une motion a ainsi été signée par les sapeurs-pompiers de ces quatre pays.

Cela risque de créer des problèmes d’organisation pour les sapeurs-pompiers…

Oui, sans compter que le nombre de personnes qui s’engagent baisse de manière générale. Notre service de secours en France, ainsi que dans d’autres pays européens, repose quand même largement sur ces pompiers bénévoles, notamment dans les territoires ruraux où ils jouent un rôle essentiel. Là, ça remettrait en cause toute notre organisation de secours.

À la base, cette directive partait d’une bonne intention, de limiter le temps de travail. Mais il y a eu cet effet collatéral négatif. Ce qu’on propose avec Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, et la fédération des Sapeurs-pompiers, c’est la création d’une nouvelle directive européenne adaptée pour les volontaires.

Car si cela touche les sapeurs-pompiers, cela peut aussi concerner des responsables associatifs ou des éducateurs. Cela demande donc une réflexion plus générale sur le bénévolat.

Que demandez-vous au niveau européen??

On veut alerter sur les possibles conséquences. Nous avons besoin que la Commission européenne fasse une proposition législative. Il faut aller vite et que la France fasse également le travail au niveau du Conseil et mette la pression sur la Commission.

Article du journal Ouest France paru le 18 septembre 2019


Septembre 2019

Manque de personnel, incivilités, surcharge : les pompiers sous tension

L’union départementale des sapeurs-pompiers était réunie en assemblée générale récemment au music-hall Le Paradis des Sources à Soultzmatt-Wintzfelden.

Sous la présidence du lieutenant-colonel Martin Klein, l’instance a fait le bilan de l’année écoulée. On retiendra en substance que tout va pour le mieux au niveau de l’UD, mais que les préoccupations sont ailleurs : la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires en journée, l’explosion des demandes de secours, ainsi que les agressions dont sont victimes les sapeurs-pompiers. Autant de dossiers qui préoccupent les élus, qui en ont largement fait état et qui sont en passe de prendre de nouvelles mesures.

pompiers sous tension
L’union départementale des sapeurs-pompiers était réunie en assemblée générale récemment au music-hall Le Paradis des Sources à Soultzmatt-Wintzfelden.
Le colonel René Cellier (à gauche) et lieutenant-colonel Martin Klein (à d.) avec le préfet et les élues. Photos DNA /JPR
La médaille de la reconnaissance fédérale pour le colonel Michel Bour. Une médaille pour le Col. Michel Bour Photo DNA /PHOTO DNA/JPR
Le colonel René Cellier (à gauche) et lieutenant-colonel Martin Klein (à d.) avec le préfet et les élues. Photos DNA /JPR
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Le colonel René Cellier (à gauche) et lieutenant-colonel Martin Klein (à d.) avec le préfet et les élues. Photos DNA /JPR La médaille de la reconnaissance fédérale pour le colonel Michel Bour. Une médaille pour le Col. Michel Bour Photo DNA /PHOTO DNA/JPR

Sous la présidence du lieutenant-colonel Martin Klein, l’instance a fait le bilan de l’année écoulée. On retiendra en substance que tout va pour le mieux au niveau de l’UD, mais que les préoccupations sont ailleurs : la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires en journée, l’explosion des demandes de secours, ainsi que les agressions dont sont victimes les sapeurs-pompiers. Autant de dossiers qui préoccupent les élus, qui en ont largement fait état et qui sont en passe de prendre de nouvelles mesures.


Des difficultés de disponibilité

C’est le directeur du SDIS, le colonel René Cellier, qui a lancé les débats. Sous son impulsion, différentes réformes ont été engagées, notamment le découpage territoriale et le classement des Centres d’intervention et de secours, avec la mise en place de gardes actives dans certains centres. Malgré tout, le compte n’y est pas et le POJ (potentiel opérationnel journalier) n’est souvent pas atteint en semaine ; en clair, il manque du monde pour assurer sereinement l’activité opérationnelle.

« Certes je peux entendre les difficultés de disponibilité des agents par rapport à leur famille et les contraintes professionnelles mais je ne peux pas me satisfaire de ce discours », dit-il. Pour pallier quelque peu à cela, plusieurs pistes : il est envisagé d’intégrer les sapeurs-pompiers des corps communaux aux opérations de secours du SDIS, et de s’affranchir des sorties qui ne relèvent pas de l’urgence. Des dossiers ambitieux qui nécessitent l’engagement de beaucoup de partenaires.

La sénatrice Catherine Troendlé qui connaît bien le monde des sapeurs-pompiers, se dit inquiète quant aux directives européennes qui risquent de mettre à mal le système de secours français. Elle évoqua également les incivilités dont sont victimes les sapeurs-pompiers en intervention, et le manque de reconnaissance des hommes du feu.

La présidente du conseil départementale, Brigitte Klinkert, après avoir relevé les investissements effectués pour le SDIS, exhorta elle aussi les membres des corps communaux à prendre des engagements : « ce n’est qu’un juste retour, affirma-t-elle, en se disant satisfaite du fonctionnement des JSP, les Jeunes sapeurs-pompiers. Le maire de Soultzmatt-Wintzfelden, Jean-Paul Diringer ,et le député Jacques Cattin, assurèrent quant à eux de la reconnaissance de la population face à l’engagement des sapeurs-pompiers. Le mot de la fin revint au préfet Laurent Touvet, qui a lui aussi évoqué les problèmes liés aux incivilités et annoncé que différentes mesures allaient être prises en haut lieu.

La fin de la séance vit la remise de diverses distinctions: le président de l’Union remit la médaille de l’UDSP au préfet, et Brigitte Klinkert obtint le garde de caporal d’honneur des mains du directeur du SDIS.

? Les autres points : ont également été évoqués la mutuelle nationale des sapeurs-pompiers de France, le bilan des commissions sport et JSP, la condition des sapeurs-pompiers volontaires et des Centres de première intervention, l’action de formation en matière de secourisme, le social et l’œuvre des pupilles qui s’occupe des orphelins des sapeurs-pompiers, ainsi que la section des anciens.

Les promus
- remise de lettre de félicitations à Bernard Heiligenstein ; Lionel Koenig ; René Ritzenthaler ; Fernand Boeglin ; Philippe Boshard et Jean-Christophe Dibien.

- Michel Bour a été décoré de la médaille de la reconnaissance fédérale.

- Les musiciens M.M. Kessler et Manigold ont obtenu la médaille fédérale des musiques.

Article des DNA publié le 12 septembre 2019


Septembre 2019

Marco Arbeit : l’adieu à une étoile

Sa famille et ses proches, ses collègues restaurateurs et amis chasseurs ont appris dimanche le décès soudain de Marco Arbeit, « le chef patriarche » de l’Auberge Saint-Laurent. Ce jeudi 12 septembre, ils étaient un millier à l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure, à l’église Saint-Martin.

Dimanche 8 septembre, le « grand cœur » de Marco Arbeit, chef de l’Auberge Saint-Laurent s’est soudainement arrêté de battre. Ses yeux se sont fermés, le rire s’est tu. La cérémonie d’adieu a été célébrée, jeudi 12 septembre, par l’abbé Thomas Ziegler, ancien vicaire de Sierentz. Des obsèques marquées par la présence de sonneurs de cor de chasse, à laquelle se sont associés les sénatrices Catherine Troendlé et Patricia Schillinger, le conseiller départemental Daniel Adrian ou Jean-Marie Belliard, maire de Sierentz.

Né à Sierentz en 1952, formé auprès de Bernard Begat au fameux Moulin du Kaegy dès 1966, Marco Arbeit a choisi d’unir sa destinée à celle de la Sierentzoise Anne Ketterlin en 1979. Qui lui a donné deux enfants.

Fernand Mischler, président d’honneur des maîtres cuisiniers de France et des Étoiles d’Alsace, lui a rendu un vibrant hommage au nom de la profession : « la cuisine, il lui a consacré toute son énergie, toute sa vie, juste partagée avec la chasse dont la finalité procédait d’ailleurs du même engagement initial ». Avec son retour à Sierentz en 1983, commençait alors son ascension dans le firmament culinaire régional, « relayé par l’échange de bouche-à-oreille d’un talent reconnu et d’une activité tous azimuts dans la sphère professionnelle ».

Ses qualités humaines et son aura grandissante lui ont valu la reconnaissance de ses confrères au plus haut niveau. « Cerise sur le gâteau, à l’orée de l’an 2000, Michelin lui octroie cette étoile amplement méritée et qui orne toujours le frontispice de l’Auberge ». Bâtisseur dans l’âme, « il n’a eu de cesse de transformer, d’agrandir, de diversifier son outil de travail, secondé par Anne qui savait si bien tempérer son ardeur et son impatience à s’ouvrir à des horizons plus vastes ». En 2010, le temps était venu de transmettre le tablier de chef à son fils Laurent, charge à ce dernier d’écrire une nouvelle page de l’établissement étoilé, que Marie a également rejoint.

Arnaud Vlym, au nom des chasseurs, ne s’est pas montré moins reconnaissant : « Marco était un battant, un meneur, toujours juste, toujours généreux, exigeant et rigoureux. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir. »

Article de L'Alsace paru le 13 septembre 2019


Septembre 2019

Saint-Louis : Rencontre des femmes maires du Haut-Rhin

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Comme chaque année, la sénatrice Catherine Troendlé, ancienne maire de Ranspach-le-Bas, a pris l’initiative de réunir les femmes maires du Haut-Rhin. Elles se sont retrouvées à la Petite Camargue de Saint-Louis en présence de Christèle Willer, maire de Buschwiller, du maire de Saint-Louis, Jean-Marie Zoellé et de son adjoint Philippe Knibiely. Le management écologique, les projets de renaturation, la pisciculture et la station de recherches sur les sciences du vivant ont été mis en évidence à cette occasion. Les femmes maires ont été ensuite conviées à une visite guidée afin de découvrir les spécificités de la première réserve naturelle d’Alsace. Le 1er adjoint du maire de Huningue, Martin Welté, les a ensuite accueillies devant la piscine couverte de Village-Neuf. Elles ont visité la machinerie et découvert les particularités de ce lieu. Pour finir, elles se sont rendues au Triangle, à Huningue, pour une présentation de l’histoire de cette commune par Jean-Marc Deichtmann, maire de Huningue et premier vice-président de Saint-Louis agglomération, et pour une présentation de l’agglomération de Saint-Louis par le directeur général des services de Saint-Louis agglomération, Claude Danner. La journée s’est terminée par un dîner.

Article de L'Alsace paru le 12 septembre 2019.



Septembre 2019

Catherine Troendlé : « Une grève en grande partie légitime »

Avec un sénateur socialiste et un centriste, Catherine Troendlé participe à une mission d’information sénatoriale sur la sécurité des sapeurs-pompiers volontaires qui doit être rendue publique dans quelques jours. Présidente du conseil national des sapeurs-pompiers volontaires, la sénatrice LR du Haut-Rhin sera à Vannes le 18 septembre pour le congrès national des sapeurs-pompiers.

Reconduit, le mouvement des pompiers professionnels démarré en juin est selon elle « en grande partie légitime » : « Il y a une saturation chez les pompiers qui suppléent aux manques d’effectifs et aux réorganisations des hôpitaux, ils n’en peuvent plus ! » La fermeture d’établissements psychiatriques et le placement en milieu ouvert de nombreux malades, de services de proximité accroissent le nombre d’intervention des pompiers : « Ils font même de plus en plus d’accouchements ! »

Selon la sénatrice, les pompiers représentent « le dernier service de santé de proximité ». Un service qui fonctionne sur le « départ réflexe ». Ils pallient en permanence aux « carences ambulancières » : « Les pompiers nous le disent : "on ne s’est pas engagé pour faire ambulancier !"»

« Si la Santé n’y arrive plus, prévient Catherine Troendlé, il faut qu’elle le dise ! » Elle prévient aussi les pompiers : « Ils n’auront pas davantage d’effectifs ». Pour elle, « même en augmentant le nombre des volontaires, ça ne changera rien aux disponibilités en journée où nous manquons de pompiers »". La sénatrice plaide pour l’instauration d’une plateforme commune rassemblant tous les acteurs de l’urgence, pompiers, Samu, ambulanciers, police… Pour ce qui est de la sécurité des pompiers, elle juge la situation « insupportable ». Les violences dit-elle constituent de plus des freins au recrutement.


Septembre 2019

La France est-elle un des pays les plus touchés par les féminicides en Europe?

A première vue, la France semble être davantage concernée par les violences faites aux femmes que les autres pays européens. Des chiffres qu'il faut cependant analyser de plus près.
Au début de l'été, la sénatrice LR du Haut-Rhin Catherine Troendlé interpellait la ministre de la Justice à propos des "chiffres inquiétants des féminicides", indiquant notamment que la France était "le deuxième pays" le plus concerné en Europe.

Un constat véridique puisque, selon Eurostat, 123 Françaises ont été tuées volontairement par leur "partenaire intime" en 2017 - soit le total le plus élevé du Vieux continent après l'Allemagne (189).

Un chiffre encore plus impressionnant lorsqu'on le compare à d'autres pays européens.

Ces chiffres doivent cependant être nuancés car tous les pays n'ont pas le même nombre d'habitants. Si on regarde les même statistiques mais en prenant en compte la population nationale, le classement est ainsi complètement différent.

La France reste mal classée, même en prenant en compte son nombre d'habitants

La Roumanie et la Hongrie passent ainsi largement en tête, avec plus de 4 homicides volontaires par million d'habitants commis par des partenaires intimes - un taux deux fois supérieur à celui de la France... qui reste toutefois mal classée.

Même en prenant en compte la population de chaque pays, certains Etats comparables à la France semblent donc être davantage concernés par les féminicides que d'autres, comme l'Allemagne.

Une situation qui s'explique avant tout par la législation de chaque état, selon Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, contactée par BFMTV.com. Plus la loi est stricte envers les auteurs de violences contre les femmes, plus on constate des évolutions. "En Allemagne par exemple, les lois sur le viol sont terribles, beaucoup de cas n'aboutissent pas".

Le contre-exemple de l'Espagne
Tout le contraire de l'Espagne, où la législation a permis de sauver plus de vies qu'ailleurs. Selon France 24, le nombre de féminicides y a été considérablement réduit en dix ans, passant de 76 meurtres en 2008 à 47 en 2018.

Une amélioration due à plusieurs facteurs, comme la création de tribunaux spécialisés, la généralisation des ordonnances de protection, le développement du bracelet électronique pour les conjoints violents, la mise en place de 10.000 téléphones spéciaux permettant de se faire aider en urgence... En France, seul 3000 appareils de ce type existent.

Pour Anne-Cécile Mailfert, c'est bien la preuve que seules "des décisions politiques peuvent améliorer les choses".

Des statistiques à prendre avec des pincettes?
"Il faut être prudent avec ces statistiques", prévient cependant Caroline De Haas, membre du collectif Nous toutes:

"Il est possible que les méthodes de calcul ne soient pas les mêmes dans tous les pays. Par exemple, en France, quand on parle de meurtre dans le cadre de violences conjugales, on tient compte des crimes commis par les petits-amis alors que dans d’autres pays on se limite au meurtre commis au sein d’un couple marié."

Une mise en garde à propos des statistiques sur les féminicides que Caroline de Haas applique aussi aux chiffres concernant les violences physiques et sexuelles.

Des violences de plus en plus signalées... grâce à une meilleure prévention
Selon les données de l'ONU, la France, la Suède ou encore le Danemark - pourtant réputés pour leurs politiques égalitaires - affichent des taux plus élevés de violences contre les femmes que des Etats comme l'Inde ou l'Egypte, malheureusement connus comme étant très dangereux pour les femmes.

Un paradoxe qui s'explique assez logiquement, selon Caroline de Haas:

"Le fait que ces taux soient plus élevés en France peut signifier qu’on détecte mieux ce type de violences, qu'on les qualifie mieux. Par ailleurs, les femmes les déclarent probablement plus qu’ailleurs grâce à un long travail de sensibilisation qui fait qu’on commence enfin à prendre conscience des violences que des conjoints peuvent exercer sur des femmes."


Article publié par BFMTV le 3 septembre 2019.