Revue de presse

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Juillet 2019

Masevaux-Niederbruck | Conseil communautaire Smiba, services de proximité... des inquiétudes pour l’avenir

Le président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach a ouvert la réunion en accueillant la sénatrice Catherine Troendlé, qu’il a remerciée pour son implication sur différents dossiers.

Dans son mot d’accueil à la séance du conseil communautaire de mercredi dernier, le président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach Laurent Lerch est revenu sur un sujet qui préoccupe les élus et les propriétaires forestiers, et qui a fait l’objet de plusieurs articles dans la presse : le dépérissement de la forêt vosgienne.

Dépérissement de la forêt vosgienne

L’ordre du jour abordait le FPIC (fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales) mis en place en 2012. Pour 2019, la contribution est répartie à parts égales entre la comcom et les communes. La taxe de séjour va subir un réajustement à partir du 1er janvier 2020, selon le barème suivant qui a été approuvé : palaces 3 €, hôtels, résidences de tourisme et meublés 5 étoiles 1,25 €€, pour 4 étoiles 0,85 € €, pour 3 étoiles 0,75 €, pour 2 étoiles plus villages de vacances 4 et 5 étoiles 0,40 €, pour 1 étoile plus villages vacances et chambres d’hôtes 1,2,3 étoiles 0,35 €. Pour les terrains de camping et caravanage 3, 4, 5 étoiles 0,30 €, et pour 1 ou 2 étoiles 0,22 €.

Le président a proposé au conseil communautaire de suivre l’avis du PETR Thur-Doller au sujet du Schéma régional d’aménagement, développement durable et égalité des territoires (Sraddet), construit uniformément sur l’ensemble des régions, sans tenir compte des spécificités territoriales. Un avis défavorable sur l’ensemble du projet a donc été voté. Les représentants au Syndicat mixte de la Doller devant être renouvelés, les candidats ont été élus à l’unanimité : cinq titulaires et cinq suppléants.

Smiba : avenir compliqué et incertain

Aux points divers, l’avenir compliqué et incertain du Syndicat mixte intercommunal du Ballon d'Alsace (Smiba) a été évoqué, et a soulevé diverses discussions et interrogations concernant le refus du vote du budget primitif 2019 et le désaccord sur les contributions des collectivités. Consultée à ce sujet, la sénatrice Catherine Troendlé a suggéré de saisir les hautes instances pour espérer faire bouger les choses. De même, concernant la disparition des services publics de proximité, notamment des trésoreries, elle a conseillé, à l’aide d’exemples, de se concerter et de réagir sans attendre.

Pour conclure, elle a remercié le conseil pour son invitation, en assurant que la vie concrète des territoires avec leurs problèmes propres lui manque, et a dit son espoir dans la concrétisation de la Communauté européenne d’Alsace.

En clôture de séance, Laurent Lerch a appelé celle pour qui cette réunion communautaire était la dernière : Fernande Ehret. Elle a pris sa retraite le 1er juillet mais continue à suivre jusqu’à son terme le chantier du périscolaire de Lauw. Recrutée comme agent de développement en 1992, elle s’est d’abord occupée d’agriculture et de tourisme avant de s’investir pour la jeunesse et la petite enfance. Ses collègues lui ont offert un vélo à assistance électrique et une orchidée rouge, en lui souhaitant une bonne retraite.

Article du journal L'Alsace publié le 15 juillet 2019.


Juillet 2019

Brigitte Klinkert décorée par Emmanuel Macron

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a reçu les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains du président de la République Emmanuel Macron, lors d’une cérémonie organisée mardi soir au palais de l’Élysée.

Outre Brigitte Klinkert, quatre autres personnalités ont été décorées le même jour : Jean Bassères (directeur général de Pôle Emploi), Mohand Hamoumou (maire de Volvic, docteur en sociologie spécialiste des harkis), Bariza Khiari (ancienne sénatrice socialiste de Paris, désormais membre du bureau exécutif de LaRem), Corinne Versini (marcheuse de la première heure, patronne de la start-up Genes’Ink et adversaire malheureuse de Jean-Luc Mélenchon aux élections législatives de 2017, à Marseille). Soit deux hommes et trois femmes qui partagent le fait d’avoir choisi de « s’engager profondément, non pas simplement pour réussir une carrière, mais pour porter au plus haut les valeurs qui sont celles de notre République », selon Emmanuel Macron.

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POLITIQUE
Brigitte Klinkert décorée par Emmanuel Macron
Aujourd'hui 16:04 par Emmanuel DELAHAYE , actualisé à 16:08 Vu 730 fois
Brigitte Klinkert posant avec le couple présidentiel et ses invités, dont plusieurs élus alsaciens, peu après avoir été décorée mardi soir. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE
Brigitte Klinkert échange en aparté avec le président de la République. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE Emmanuel Macron s’est prêté de bonne grâce aux multiples demandes de photos. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE
Emmanuel Macron s’est prêté de bonne grâce aux multiples demandes de photos. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE
Emmanuel Macron s’est prêté de bonne grâce aux multiples demandes de photos. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE
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Brigitte Klinkert posant avec le couple présidentiel et ses invités, dont plusieurs élus alsaciens, peu après avoir été décorée mardi soir. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE Brigitte Klinkert échange en aparté avec le président de la République. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE Emmanuel Macron s’est prêté de bonne grâce aux multiples demandes de photos. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE Emmanuel Macron s’est prêté de bonne grâce aux multiples demandes de photos. Photo L’Alsace /Emmanuel DELAHAYE

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a reçu les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains du président de la République Emmanuel Macron, lors d’une cérémonie organisée mardi soir au palais de l’Élysée.

Outre Brigitte Klinkert, quatre autres personnalités ont été décorées le même jour : Jean Bassères (directeur général de Pôle Emploi), Mohand Hamoumou (maire de Volvic, docteur en sociologie spécialiste des harkis), Bariza Khiari (ancienne sénatrice socialiste de Paris, désormais membre du bureau exécutif de LaRem), Corinne Versini (marcheuse de la première heure, patronne de la start-up Genes’Ink et adversaire malheureuse de Jean-Luc Mélenchon aux élections législatives de 2017, à Marseille). Soit deux hommes et trois femmes qui partagent le fait d’avoir choisi de « s’engager profondément, non pas simplement pour réussir une carrière, mais pour porter au plus haut les valeurs qui sont celles de notre République », selon Emmanuel Macron.

La cérémonie s’est déroulée en présence de quelque 150 invités, dont de nombreuses personnalités politiques et médiatiques, les anciens premiers ministres Laurent Fabius et Alain Juppé, le journaliste Jean-Pierre Elkabbach, plusieurs ministres en exercice… Sans oublier nombre d’élus alsaciens - les conseillers départementaux Rémy With, Bernadette Groff, Lara Million et Nicolas Jander, l’actuel président du conseil départemental du Bas-Rhin Frédéric Bierry et son prédécesseur Daniel Hoeffel, ainsi que les parlementaires Patricia Schillinger, Catherine Troendlé, Jacques Cattin, Olivier Becht et Jean-Marie Bockel -, tous venus honorer Brigitte Klinkert par leur présence.

Article de L'Alsace paru le 11 juillet 2019.


Juillet 2019

Saint-Louis | Collectivités Dysfonctionnement dans les services fiscaux

Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, vice-présidente du Sénat, a contribué, auprès du directeur départemental des Finances publiques du Haut-Rhin, Denis Giroudet, et du sous-préfet Jean-Noël Chavanne, à mettre en évidence un grave dysfonctionnement dans les services fiscaux de Saint-Louis, dans la section dédiée aux collectivités. En raison de retards récurrents des paiements des factures par la trésorerie de Saint-Louis, dû à un manque d’agents, les entreprises étaient très inquiètes et pénalisées par cette situation, alors que les services communaux envoyaient les mandats dans les délais. Une réunion s’est tenue vendredi dernier, portant sur le nouveau réseau de proximité de la Direction départementale des finances publiques du Haut-Rhin. À l’issue de cette réunion, Denis Giroudet est intervenu avec efficacité afin de pallier cette problématique. Ainsi, depuis lundi 1er juillet, ce dernier a ajouté trois agents, qui travaillent à distance, pour la trésorerie de Saint-Louis. Grâce à cette décision, sur les 600 mandats en instance, il en reste, à ce jour, 250. Une bonne nouvelle pour les créanciers -dont des entreprises- des collectivités en attente récurrent de paiement et pour les collectivités dont les agents faisaient preuve d’un grand respect des délais d’envoi des mandats aux services fiscaux.

Article des DNA publié le 5 juillet 2019


Juillet 2019

Féminicides : où est la grande cause du quinquennat ?

Plus de 150 sénateurs appellent l'Etat à investir plus de ressources financières et humaines dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Tribune. En ce début d’été, l’actualité nous contraint à regarder en face l’effroyable réalité : depuis janvier 2019, 71 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. À ce rythme, elles seront 140 à la fin de l’année. C’est inacceptable.

En général, ce chiffre glaçant nous est rappelé le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Puis chacun peut retourner à son confortable déni. Le reste de l’année, on peut oublier que tous les trois jours – ou tous les deux jours, en fonction des estimations – un homme, dans notre pays, tue une femme : ce n’est pas un accident, c’est un meurtre, voire un assassinat – parce qu’elle le quitte, ou parce qu’il pense qu’elle va le quitter, et parce qu’il ne supporte pas qu’elle lui échappe. Les professionnels le savent, les séparations sont un moment critique dans le contexte de violences intrafamiliales.

Les faits sont là : des femmes meurent toute l’année. Ne nous y trompons pas : ce sont nos mères, nos sœurs, nos amies, nos voisines, nos collègues. Ce n’est ni une question de milieu, ni une question de culture. Ces femmes tuées ne sont pas des statistiques. Elles ont des visages, des prénoms. Derrière les chiffres, il y a des enfants qui grandiront sans leur mère, des parents qui vieilliront sans leur fille.

Repérage des victimes
Il serait faux de dire que rien n’a été fait. Plans de lutte contre les violences faites aux femmes, lois relatives aux violences au sein des couples : des outils juridiques existent, les bonnes pratiques sont connues. Le téléphone grave danger (TGD), attribué par le procureur, permet de protéger les femmes menacées. Des foyers d’hébergement abritent les femmes contraintes de quitter leur domicile pour échapper à un compagnon ou ex-compagnon violent. Quelques établissements accueillent les auteurs des violences, évitant aux victimes – la femme et les enfants – le traumatisme de la fuite. Par l’ordonnance de protection, le juge peut interdire tout contact entre l’homme violent et sa compagne ou ex-compagne. On sait aussi que la médiation et la résidence alternée des enfants doivent impérativement être proscrites dans le contexte de séparations très conflictuelles propices au risque de violences intrafamiliales. Des professionnels – magistrats, policiers, gendarmes, médecins… – sont formés au repérage et à l’orientation des victimes.

Mais chaque nouveau décès, chaque marche blanche illustre de manière tragique que dans ce domaine notre pays piétine au lieu d’avancer. Dans de trop nombreux cas, la victime avait tenté de porter plainte, mais des policiers ou des gendarmes insuffisamment avertis – ou débordés – l’avaient laissée repartir vers son meurtrier malgré ses appels au secours.

Il est temps que les plus hautes autorités de l’Etat se rendent compte que ce fléau n’est pas une question de communication. Non, un compte Twitter ou une plateforme de signalement en ligne ne constituent en rien une politique publique. Qu’attend le gouvernement pour que la grande cause du quinquennat soit autre chose qu’un clic et des mots ?

Vaincre ce fléau est d’abord et surtout une affaire de ressources financières et humaines. Opposer la contrainte budgétaire à des orphelins n’est pas concevable. Les bracelets électroniques dont la garde des Sceaux nous annonce l’arrivée imminente auraient dû être disponibles, et en grand nombre, depuis longtemps.

Saupoudrage
Que faudrait-il faire pour que notre pays soit à la hauteur de la grande cause du quinquennat ?

S’agissant des professionnels, tout d’abord : la formation ne suffit pas. Face à des effectifs calculés au plus juste et à la mobilité des personnels, cet effort doit être sans cesse recommencé. Il relève au mieux, en fait, du saupoudrage ; il faut désormais se doter de magistrats, de policiers et de gendarmes spécialisés, présents dans tous les territoires.

S’agissant de l’hébergement d’urgence, ensuite. Qu’il s’agisse d’accueillir les victimes ou les auteurs de violence, les places manquent. Ces foyers doivent intégrer dès leur conception l’objectif d’accessibilité, afin de ne pas laisser de côté les femmes handicapées, victimes méconnues des violences au sein des couples.

S’agissant des institutions, enfin. N’oublions pas que les politiques publiques de lutte contre les violences reposent, pour l’essentiel, sur les associations. Le secrétariat d’Etat aux droits des femmes ne constitue qu’une structure ministérielle légère au budget inconsistant. Ses services, son «bras armé», ce sont, en réalité, les associations. Or celles-ci évoluent dans un environnement financier précaire. Dans le meilleur des cas, leurs subventions stagnent face à des besoins croissants. Des pans entiers de notre territoire n’offrent aucune solution aux femmes menacées, nous le constatons tous les jours en tant que parlementaires. En milieu rural, les associations spécialisées sont rares, voire inexistantes, et les victimes d’hommes violents n’y ont que peu de recours.

Les associations qui œuvrent au quotidien contre les violences faites aux femmes ont besoin de moyens renforcés et d’un engagement pluriannuel de la part de l’Etat. On ne fonde une politique publique ni sur le court terme ni sur l’incertitude.

Notre pays s’est engagé contre la mortalité routière et a su faire baisser le nombre de tués sur les routes : il peut donc relever le défi de ces tragédies humaines. Arrêtons la gesticulation. Sans une volonté politique claire, le 25 novembre 2019, il sera trop tard pour combien d’autres femmes ?

Parmi les signataires : Catherine TROENDLE


Juillet 2019

Une « solution pérenne » annoncée pour SOS Main au Diaconat

La sénatrice Catherine Troendlé est intervenue lors de la séance des questions au gouvernement, mardi au Sénat, pour interroger Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, sur l’avenir de l’unité SOS Main de la clinique du Diaconat Roosevelt à Mulhouse. « Dans sa réponse, Adrien Taquet, secrétaire d’État remplaçant la ministre, a précisé que son ministère se voulait définitivement rassurant sur ce dossier », souligne l’élue haut-rhinoise, qui précise « qu’une solution pérenne doit être mise en place à partir de 2020 pour répondre aux besoins financiers de l’unité SOS Main et que des démarches en ce sens sont actuellement en préparation par l’ARS [Agence régionale de santé] ».

L’ARS verse chaque année 500 000 € à l’unité SOS Main mulhousienne, dont le statut de structure d’urgence est menacé depuis 2018. Son regroupement avec le service des urgences polyvalentes de la clinique Diaconat Fonderie était envisagé par l’ARS. Mais pour des raisons techniques, il s’avère impossible. Pour 2019, une dérogation a été décidée avec le versement des aides afin d’assurer la poursuite de l’activité.

Article du journal L'Alsace publié le 4 juillet 2019.


Juin 2019

Du premier pas au grand bond en avant électoral

Le projet de loi Alsace, modifié et approuvé par l’Assemblée nationale le 26 juin, sera examiné par la commission mixte paritaire le 11 juillet. Composée de sept sénateurs et de sept députés, elle fera l’objet d’ultimes arbitrages et négociations autant techniques que politiques.

Une procédure accélérée pour une espérance si longue. Compte tenu du retard pris par la réforme de la Constitution et la mise en œuvre du droit à la différenciation, le gouvernement a choisi la procédure accélérée pour le projet de loi relatif aux compétences de la collectivité européenne d’Alsace (CEA), l’esprit étant de trouver un consensus entre le Sénat et l’Assemblée nationale.

Le projet de loi a été modifié par le Sénat début avril, puis par l’Assemblée nationale le 26 juin. La navette parlementaire n’ayant pas abouti à l’adoption du même texte, celui-ci sera examiné par la commission mixte paritaire dans le cadre d’une procédure de conciliation. L’objectif de la réunion du 11 juillet est de proposer un texte sur les dispositions qui n’ont pas été adoptées dans les mêmes termes par l’une et l’autre assemblée.

« Il y a une volonté de parvenir à une conciliation »

La commission mixte paritaire est en cours de composition. Les sept députés et les sept sénateurs sont issus des commissions des Lois du Sénat et de l’Assemblée nationale, ainsi que des rapporteurs du projet de loi. On connaît donc déjà trois noms : les députés Remy Rebeyrotte (LaRem) et Raphaël Schellenberger (LR), et la sénatrice Agnès Canayer (LR). La sénatrice Catherine Troendlé (LR) a fait acte de candidature.

L’enjeu de cette commission mixte paritaire est autant technique que politique. « Il y a une volonté de parvenir à une conciliation », indique un député, ce qui préfigure un compromis entre la majorité gouvernementale et la majorité sénatoriale. Le principal différend porte sur la généralisation des compétences attribuées à l’Alsace : les sénateurs la demandent, les députés la refusent. C’est donc sur les compétences que devrait se jouer la discussion. L’expérimentation d’un guichet unique alsacien pour la gestion des fonds européens pourrait ainsi revenir sur la table.

« Un État véritablement décentralisé »

Si Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry « restent pleinement à la tâche sur les dossiers encore en suspens ou à clarifier », tous les esprits sont déjà plus loin. « Tant reste à faire », prévient le président du Bas-Rhin qui veut « rester particulièrement attentif à l’esprit de ce qui a présidé au texte de loi, à savoir le droit à la différenciation voulu par le président de la République ».

D’où son appel lancé au gouvernement pour qu’il « ose, innove et donne enfin aux collectivités qui en justifieront la pleine capacité à œuvrer avec les moyens d’un État véritablement décentralisé ». « C’est ainsi que nous aurons les moyens d’engager l’action ; celle qui nous permettra de remplir notre contrat social de la collectivité européenne d’Alsace », insiste Frédéric Bierry qui se projette déjà au 1er janvier 2021.

« Une victoire politique pour le peuple alsacien »

D’autres pensent aussi déjà à l’avenir. S’il « salue le retour de l’Alsace sur la carte politique de la France », le Mouvement pour l’Alsace (MPA) rappelle sa « conviction que cette administration régionale compliquée n’est pas durable ». « Comme il y a peu de probabilité que l’erreur sera réparée rapidement, il faudra fixer le regard sur les élections départementales de 2020 et les régionales de 2021 afin de garantir les conditions d’une sortie du Grand Est », estime le collectif régionaliste.

« Un projet creux mais une victoire politique pour le peuple alsacien », claironne pour sa part Unser Land dans un communiqué cosigné entre autres par les députés Paul Molac (Bretagne) et Jean-Félix Acquaviva (Corse) qui ont ferraillé avec le gouvernement. « Ces deux jours de débats ont démontré l’importance de la solidarité entre les peuples de l’Hexagone pour la reconnaissance de leurs droits. Cette coopération est appelée à se poursuivre et à se renforcer », relève l’alliance alsaco-corse. De la politique du « premier pas » au grand bond en avant électoral. Ou comment la procédure accélérée a précipité la campagne.


Article du journal L'Alsace du 30 juin 2019.