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Jeudi 5 Décembre 2019

En hommage aux libérateurs

Le 1er décembre 1944, les soldats du 2e bataillon du 142e RI de la 36e division de la 7e armée US entraient dans Thannenkirch, libérant le village après plusieurs années de guerre. Dimanche, à l’occasion du 75e anniversaire de cet évènement, un hommage particulier a été rendu aux libérateurs américains.

Après la messe du souvenir, Dominique Carette, maire de Thannenkirch, entouré de nombreuses personnalités parmi lesquelles la sénatrice Catherine Troendle et le député Jacques Cattin, venus spécialement pour l’occasion, a salué la mémoire de tous les combattants en déposant une gerbe au monument aux morts du village.

Les villageois et les officiels, accompagnés par une délégation de l’armée américaine, de représentants du 152e RI et du RMT, se sont ensuite rendus au pont dit « des Américains ». C’est par ce passage que les fantassins sont entrés dans Thannenkirch en 1944. Une stèle y a été érigée pour marquer le 75e anniversaire de l’arrivée des libérateurs, en conserver la mémoire et leur rendre hommage.


Reconnaissance éternelle

Dans son allocution inaugurale, le maire a rappelé l’histoire de la 36e division US et a terminé par : « La population de Thannenkirch vous manifeste ce jour son indéfectible attachement et son éternelle reconnaissance, en symbolisant ceci par le monument que nous inaugurons ». La plaque commémorative a ensuite été dévoilée au son des hymnes joués par les musiciens de l’harmonie de Saint-Hippolyte.

Une seconde plaque, apposée sur la maison natale du sous-lieutenant Armand Schiber, enfant du village et héros de la résistance décédé à Buchenwald, a également été dévoilée en présence de son fils, Jean-Marie Schiber, maire de Frotey-lès-Vesoul.


Article publié dans les DNA le 5 décembre 2019.


Mercredi 4 Décembre 2019

Les sénateurs se penchent à nouveau sur la radicalisation

Les sénateurs ont lancé, mardi 3 décembre, leur cycle d’auditions dans le cadre de la commission d’enquête sur la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre. Plus précisément, l’objectif est de déterminer les causes du phénomène et la responsabilité des pouvoirs publics, à tous les échelons, pour le prévenir et l’endiguer.


Radicalisation

Quelques jours après l’attaque de la préfecture de police de Paris le 3 octobre, le sénateur Bruno Retailleau, à la tête du groupe LR, avait annoncé son intention de réclamer l’ouverture d’une commission d’enquête sur le radicalisme islamisme. Dans leurs motifs, les sénateurs du groupe mettaient en avant « le caractère toujours très actuel de la menace terroriste islamiste » et insistaient sur la nécessité d’en revenir à la cause. Ils soulignaient aussi le défi posé par cette idéologie qui « cherche à étendre son influence en se propageant à des champs de plus en plus nombreux de la vie en société », avec « la multiplication des revendications communautaires et des manifestations d’affirmation identitaire ». La sénatrice Jacqueline Eustache (LR) a été nommée rapporteure.

Mardi 3 décembre, les travaux ont commencé avec les auditions de Youssef Chibeb, professeur associé à l’université Paris 13, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement, et Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Des acteurs locaux, dans les communes, les écoles, les associations et les fédérations sportives, ainsi que d’autres spécialistes et chercheurs devraient être interrogés sur le sujet pour établir un diagnostic sur la responsabilité des pouvoirs publics, à tous les échelons, pour prévenir et endiguer le phénomène, et déterminer les moyens d’agir.

De nombreux travaux déjà effectués sur le sujet
Ces dernières années, le parlement a déjà consacré plusieurs travaux à des sujets proches. Au Sénat, on note un rapport sur les filières djihadistes en France et en Europe rendu par le sénateur Jean-Pierre Sueur (Socialiste et républicain) en avril 2015, un rapport sur les collectivités territoriales et la prévention de la radicalisation présenté par les sénateurs Jean-Marie Bockel (UDI) et Luc Carvounas (Socialiste et apparenté) en avril 2017, ou encore un rapport des sénatrices Esther Benbassa (EELV) et Catherine Troendlé (Les Républicains) sur la « déradicalisation » en juillet 2017. A noter aussi le travail de Nathalie Goulet (Union centriste), présenté en juillet 2016, intitulé « de l’Islam en France à un Islam de France ».

Du côté de l’Assemblée nationale, les députés Eric Diard (LR) et Eric Poulliat (LREM) ont remis en juin dernier un rapport sur la radicalisation dans les services publics.

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Tous arrivent peu ou prou aux mêmes conclusions : il faut améliorer la prévention et la formation des élus locaux et des agents à la détection. Alors que peut apporter un nouveau travail sur le sujet ?

Priorité à la prévention
Pour le sénateur Jean-Marie Bockel, membre de la commission d’enquête et président de la délégation aux collectivités territoriales, interviewé par la Gazette lundi 25 novembre, la question la plus intéressante et la plus importante est justement celle de la prévention. « L’essentiel de notre travail doit porter là-dessus car une fois que le processus de radicalisation est engagé, on sait qu’il sera difficile et aléatoire de revenir en arrière. Je pense donc qu’il faut prendre en compte tous les travaux déjà effectués sur le sujet et réactualiser le diagnostic. Il faut avoir le regard le plus lucide possible, ni dans le déni, ni dans l’exagération. »

A ce sujet, le sénateur rappelle que les conclusions de son rapport présenté en avril 2017 sont toujours d’actualité : l’implication des maires est primordiale. « Les maires sont à la fois plus à même de repérer les effets de ce phénomène, et de contribuer aux réponses des responsables publics dans leur ensemble. Mais ils sont aussi les mieux placés pour voir combien on est aujourd’hui loin du compte entre ce qu’ils voient et les réponses à apporter qui ne dépendent pas d’eux seuls. Ils se sentent démunis par rapport à quelque chose qu’ils perçoivent. »

Pour lui, il faudrait renforcer les actions au niveau local. « Du point de vue des territoires, le partenariat me parait essentiel. Sur ces questions, si l’on attend tout de l’Etat régalien (gouvernement, préfet, justice, police) il y aura toujours des trous dans la raquette. Si, par contre, on met en œuvre le maillage territorial et l’action des élus locaux, cela devient plus intéressant », poursuit Jean-Marie Bockel. Évoquant la réussite des contrats locaux de sécurité, le sénateur estime qu’il faut aller plus loin en y intégrant la notion de prévention de la radicalisation. Des questions qui seront d’ailleurs sans doute abordées au sein de la délégation aux collectivités territoriales qui a engagé un travail sur l’ancrage territorial des forces de sécurité intérieures.

Enfin, il convient aussi selon Jean-Marie Bockel de bien définir les objectifs de cette commission d’enquête : « il ne faut pas simplement prévenir les actions violentes mais aussi les effets pervers et préjudiciables d’un islamisme radical, même pacifiste, qui souhaite transformer la société en menaçant la laïcité et le vivre ensemble. » Sur ce point, rappelons que le ministre de l’Intérieur a appelé les préfets à la mobilisation. Par une circulaire signée le 28 novembre dernier, Christophe Castaner les enjoint à placer la lutte contre l’islamisme et le communautarisme au cœur de leur mission.

Article publié dans le journal La Gazette des Communes, le 4 décembre 2019.


Dimanche 1er Décembre 2019

Rouffach | Social Mahle-Behr : les syndicats reçus au ministère mardi Depuis l’annonce, le 23 octobre dernier, de la suppression de 236 des 65 emplois que compte le site rouffachois, les négociations se poursuivent chez Mahle-Behr.

Une rencontre est programmée le mardi 3 décembre à Bercy entre une délégation syndicale, accompagné par Hubert Ott (conseiller municipal d’opposition rouffachois et candidat aux municipales), et Marc Glita, délégué interministériel aux restructurations d’entreprises. Il s’agira « d’exposer la situation du site, d’apporter toutes les aides concrètes notamment en termes de reclassement mais aussi pour la pérennisation du site à long terme », indique Denis Pieczynski, élu UNSA au CSE.

Rappelons que la négociation du PSE est prévue jusqu’au 4 février 2020 avec un échelonnement des départs à la fin du 1er trimestre 2020 jusqu’à juin 2021. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu. Par ailleurs, les syndicats ont déjà rencontré les élus locaux, notamment Hubert Ott, qui a organisé une rencontre avec la sénatrice Patricia Schillinger. Puis Jean-Pierre Toucas, maire de Rouffach, a organisé une rencontre avec Catherine Troendlé, sénatrice et vice-présidente du Sénat, Jacques Cattin et Eric Straumann, députés, Anne Sander, députée européenne, Lucien Muller, conseiller départemental, Sophie Jambon, de la cellule économique de la Région Grand Est, et Éric Thoumelin de l’Adira. « Nous espérons que les prochaines échéances électorales ne vont pas perturber les actions des uns et des autres au détriment des salariés », glisse Denis Pieczynski, qui regrette que la motion de soutien, proposée au conseil municipal mardi soir par Hubert Ott, n’ait pas été adoptée.

Article publié dans les DNA le 1er décembre 2019.


Dimanche 1er Décembre 2019

Une médaille pour Jean-Marie Schmitt

Profitant de la présence de nombreux villageois lors du repas carpes frites de la chorale Sainte-Cécile de Ranspach-le-Bas, la sénatrice Catherine Troendlé et le vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin et maire de Folgensbourg Max Delmond ont remis la médaille de la vie associative départementale à Jean-Marie Schmitt, président de la chorale Sainte-Cécile de la paroisse du village. Né en juillet 1954, Jean-Marie Schmitt a chanté quotidiennement dès son tout jeune âge à la messe du matin avant d’aller à l’école primaire avec l’instituteur François Flury. C’est à l’âge de 14 ans qu’il a intégré la chorale dont son père et ses frères étaient déjà membres, rejoints plus tard par sa sœur Marie-Christine. Resté fidèle à sa chorale, il en est depuis dix ans le président. Le chant choral fait partie intégrante de sa vie malgré les difficultés de recruter jeunes et moins jeunes. Depuis quelques années, les chorales de Ranspach-le-Bas et de Folgensbourg se sont unies afin que se poursuive l’animation des messes dominicales et autres offices religieux. Humilité et sincérité sont les maîtres mots d’un président qui, surpris et très ému par cette distinction, s’est dit comblé par la bonne ambiance qui règne au sein des chorales réunies, dirigées par Thierry Rapp, pour le plus grand bonheur des paroissiens des deux villages.

Article des DNA publié le 1er décembre 2019